La « mégalomanie » de l’Union européenne ? 

Il s’est emporté contre les fonctionnaires et les bureaucrates à Bruxelles, qui « comprennent trop peu » la politique étrangère. « Ils placent l’Ukraine devant le soi-disant choix de se décider entre l’Est et l’Ouest », estime celui qui fut chancelier allemand de 1974 à 1982. Bruxelles « se mêle trop de politique étrangère, alors que la plupart des commissaires européens la comprennent à peine », ajoute-t-il. « L’exemple le plus récent est la tentative de la Commission européenne d’intégrer l’Ukraine. Et après encore la Géorgie. Pour mémoire, la Géorgie se trouve hors de l’Europe. C’est de la mégalomanie. Nous n’avons rien à y faire », martèle-t-il. Pour contrebalancer le pouvoir de la commission européenne, « composée de 28 commissaires et de milliers de bureaucrates », M. Schmidt appelle à un « putsch » qui donnerait davantage de prérogatives au Parlement européen. « Cela réussira seulement si le Parlement se révolte », dit-il, à 19 jours des élections européennes.