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Massacre de jeunes appelés du contingent: L’embuscade de Palestro

16 février 2014

La guerre d’Algérie, c’est surtout la dernière guerre des soldats appelés envoyés par des gouvernements socialistes de la république démocratique    française, 2 millions au total y ont été, service rallongé à 2 ans et demi (variable), de cette génération presque toutes les familles françaises sont concernées ( Beaucoup ont sur leur buffet le portrait d’un jeune bidasse tué entre 1954 et 1962 , c’est leur père, leur oncle, leur frère, leur fils…) et je voudrai en rappelant ici cette embuscade où de pauvres petits français d’origine populaire ( sauf s’ils étaient volontaires c’était ceux là qu’on envoyait au casse pipe en unité combattante comme c’est le cas pour chaque guerre, les fils de bourges comme Chirac et Jospin sont restés à l’arrière dans les bureaux d’état major d’où ils n’ont jamais eu à tirer 1 seul coup de feu) ) furent massacrés dans des conditions horribles, à la décharge des combattants du FLN, il est évident que ceux-ci ne pouvaient se permettre le luxe de faire des prisonniers étant donné leur condition de combat (pas de possibilité d’entretenir des camps de prisonniers)  mais rien ne leur obligeait à les égorger, leur couper les couilles et à remplir le ventre de pierres de leurs victimes!

Pour la mémoires des appelés morts en Algérie, le chant des appelés suivi de  la belle chanson de Serge Lama:

Voici l’histoire d’une embuscade dans laquelle est tombée 1 section d’appelés du contingent fraichement débarqués « pour pacifier  » un territoire français, c’est ce qu’on disait à l’époque! Les mots « guerre d’Algérie » n’ont été employés que bien après la signature des accords d’Evian!

 

Dans la maison forestière, abandonnée depuis deux ans, le sous-lieutenant Artur et sa section ont établi leurs quartiers. La baraque, entourée de verdure, surplombe la route qui mène au village et que les civils n’empruntent plus qu’en convoi. D’une caisse vide, Artur s’est fait un bureau. Hervé Artur a trente ans. Originaire de Casablanca, il a été rappelé sur sa demande, bien qu’il prépare son agrégation de philosophie. D’emblée, il a plu, par son dynamisme, sa gentillesse, sa bonne humeur, aux jeunes Parisiens qui ont été placés sous ses ordres. Ce détachement a reçu mission de protéger l’axe routier Alger-Constantine, régulièrement coupé à Palestro. Mais Artur se passionne pour l’oeuvre de pacification entreprise. A la surveillance statique il préfère le mouvement, les contacts avec les populations.
Il en oublie presque la guerre tant ses premières expériences sont concluantes. A plusieurs reprises déjà, le sous-lieutenant Artur et ses hommes se sont aventurés dans le djebel. Ils ont rendu visite aux villages où les montagnards leur ont offert le kaoua. Pourtant, Artur a reçu des consignes de prudence. Mais il n’est pas là pour mener une guerre d’extermination. D’ailleurs, comment ces fellahs simples et hospitaliers pourraient-ils être des ennemis de la France ?


Le 17 mai, au soir, le sous-lieutenant appelle ses sergents : « Demain matin, nous partirons à l’aube pour une mission de reconnaissance au douar Amal, près de l’oued Djerrah. C’est à 7 km au nord-ouest de Palestro. Le sergent Callu gardera le poste. Inutile de prévoir les rations. Nous serons de retour pour midi. »
Avant de s’allonger sur son lit Picot, Artur écrit à ses parents. Mais la journée a été rude et le lieutenant tombe de sommeil. Il continuera le lendemain.
Le sous-lieutenant Artur ne finira jamais sa lettre. C’est par la presse que sa famille connaîtra le dénouement tragique de sa dernière mission.

Le 18 mai, tandis que l’aube point derrière la masse sombre du djebel, la patrouille se glisse hors de la maison cantonnière. Le sous-lieutenant Artur est en tête. Il emmène avec lui les sergents Chorliet et Bigot, les caporaux-chefs Galleux et Aurousseau, les caporaux Poitreau et Hecquet, les marsouins Desruet, Dufour, Caron, Dobeuf, Gougeon, Carpentier, Serreau, François, Villernaux, Chicandre, Nicolas, Daigneaux, David-Nillet, Dumas. Vingt et un hommes au total, dont quinze pères de famille.  Le murmure de l’oued qui court entre les figuiers de Barbarie couvre un instant le cliquetis des armes et le bruit des pas sur le petit pont de pierre. Mais, bien vite, la piste se transforme en un raidillon qui part à l’assaut du djebel. Les soldats maintiennent entre eux un espacement d’une dizaine de mètres. Ils montent, l’arme à la bretelle, en soufflant quelque peu, Dumas surtout, qui porte le F.M. et pourtant. Dumas, vingt-quatre ans, mécano à Bonvillers, sera, dans quelques heures, le seul rescapé de la patrouille tragique. L’unique survivant par qui toute la presse apprendra les détails de l’embuscade. Vers 8 heures, Artur et ses hommes atteignent le douar Amal. Les Kabyles sortent des mechtas et saluent l’officier à la militaire. La conversation s’engage, anodine. Les marsouins cassent la croûte, plaisantent avec ces montagnards débonnaires. Dans la mechta du chef du village, Artur savoure un café. Vers 10 heures, la patrouille repart. Il est encore tôt et le lieutenant décide de pousser plus loin.

Nous approchions d’une ligne de rochers en surplomb du sentier, racontera Dumas, lorsque la fusillade éclata. Les rebelles n’étaient pas à 30 mètres devant nous, bien à l’abri dans la pierraille. Ils tiraient au fusil de chasse et à l’arme automatique. Le sous-lieutenant Artur et le radio sont tombés les premiers. C’était l’enfer. Je me suis jeté à terre. Le tireur au F.M. a mis en batterie, mais il a été touché aussitôt. J’ai pris l’arme et j’ai lâché quelques rafales vers les rochers. Mais on ne voyait pas grand-chose. J’entendais les copains qui râlaient. Autour de moi, tous étaient morts…En fait, l’affaire fut réglée en une vingtaine de minutes. Encerclé, Dumas se rendit. Les fellaghas tenaient aussi Serreau, Chorliet, Aurousseau, Caron et David-Nillet.


Mais, précisera Dumas, seuls Nillet et moi n’étions pas blessés. Nous avons vu arriver la population du douar, qui a commencé à ramasser autour de nous les armes et les équipements. Puis les fellaghas, qui étaient peut-être 35, nous entraînèrent à 300 mètres des lieux de l’embuscade. Là, ils nous ont pris tout ce que nous avions sur nous, du portefeuille au couteau de poche. Puis nous sommes partis pour le douar.  Caron ne pouvant plus suivre, les rebelles l’ont laissé sur la piste. Après une brève halte dans une mechta où nous avons abandonné Aurousseau, Serreau et Chorliet, la marche a repris. Sous un bouquet d’arbres, les fellaghas ont procédé à un échange d’armes. Des civils leur ont apporté à manger. Ils ont partagé leur repas avec nous. Ils étaient tous en uniforme. L’un d’eux avait deux étoiles à la patte d’épaule : c’était le lieutenant. Nous avons cheminé encore longtemps avant d’arriver à la grotte qui leur servait de cantonnement. Pendant cinq jours, les rebelles nous ont trimbalés Nillet et moi, partout où ils allaient. Dès la première halte, ils nous avaient donné de quoi écrire à nos familles.
« Dites-leur que vous êtes prisonniers et bien traités. »


Il devait, hélas ! en être autrement pour ses infortunés compagnons laissés à la garde des montagnards qui, au petit matin, les avaient si gentiment accueillis. Poussés par la haine, les fellahs s’en prirent même aux cadavres. A la maison forestière, Callu, qui ne voit pas revenir la patrouille à l’heure fixée, s’inquiète. Et son inquiétude gagne toute la petite troupe. A 13 heures, n’y tenant plus, Callu donne l’alerte au P.C. Son tour de permanence l’a sauvé de la tuerie. Prisonnier des consignes, il ne pourra même pas participer aux recherches.  A 18 heures, une section de marsouins parvient enfin sur les lieux de l’embuscade.  Un horrible spectacle les attend. Sur les rochers couverts de sang, plane une fade odeur de mort.  Deux cadavres mutilés gisent dans les buissons. Les yeux sont crevés, les corps vidés de leurs entrailles et bourrés de cailloux. Les testicules ont été coupés et les pieds, dépouillés de leurs chaussures, sont zébrés de coups de couteau.


Dans leur fureur démentielle, les assassins ont oublié un des leurs : un fellagha, grièvement blessé, qui, avant de mourir, va donner quelques renseignements : Khodja a monté le piège avec la complicité de la population. Depuis plusieurs jours, les emplacements de tir avaient été préparés et des barbelés tendus de part et d’autre de la piste pour empêcher les soldats de décrocher.  Il ajoute encore que la bande devait se rassembler à la dechra du douar Amal. Les marsouins s’y rendent. Sur le chemin, ils découvrent le cadavre de Caron, qui a été achevé. La dechra, bien entendu, a été abandonnée. Les mechtas sont vides. Les femmes et les enfants ont fui vers la fraction Guergour. Mais sur les rochers qui entourent  le village, sont exposés, comme dans un suprême défi, les corps suppliciés de quinze soldats français. Pendant cinq jours, sept bataillons vont traquer le commando rebelle.
Des hélicoptères ont amené de toute urgence les paras du 13° dragons. Cinquante montagnards du douar Amal sont abattus. Mais Khodja court toujours, et tandis que 3 000 hommes sont lancés à sa poursuite, les rebelles trouvent encore les moyens de couper 10 000 pieds de vigne.


Le 23 mai au matin, la bande est enfin accrochée près de Tifrène par le 1er  R.E.P. et le 20eme B.P.C. Les rebelles sont repliés dans des grottes. Les légionnaires montent à l’assaut, tuent 17 fellaghas, délivrent Dumas, qui n’y croyait plus, et font 3 prisonniers, dont un déserteur.  Mais, dans le feu du combat, l’infortuné David-Nillet, compagnon de captivité du soldat Dumas, trouve la mort. On espérera retrouver vivants Chorliet, Serreau et le caporal-chef Aurousseau, portés disparus après l’embuscade, car, à plusieurs reprises, leur présence sera signalée par des fellaghas… Finalement, l’affaire de Palestro, qui voit tomber les premiers rappelés, servira paradoxalement les intérêts du F.L.N., malgré ou peut-être à cause de l’atrocité même du drame. Elle donnera aux partisans de la négociation, qui ne se priveront pas de l’utiliser, un argument auprès de l’opinion sensibilisée. On saura désormais que l’Algérie n’est pas l’Alsace-Lorraine, et le rappel des réservistes deviendra la mesure la plus impopulaire qui ait jamais été prise.

Racontée de façon+précise dans ce document en PDF:

                     Embuscade_Palestro(extrait)

Illustration vidéo: http://videos.arte.tv/fr/videos/palestro-algerie-histoires-d-une-embuscade-extrait–6460446.html

Témoignages vidéo d’appelés racontant leur service sur place. Je me permets un commentaire, ces gars là ont soit été choisis par les journalistes tv ou alors les témoignages impolitique-ment corrects ont été censurés par la TV-pravda , soit sont des menteurs car, bizarrement, tous n’ont jamais commis de violence sur les fellagas, honnissaient la torture, n’étaient jamais animés du sentiment de vengeance, plaignaient la population locale et trouvaient qu’ils étaient exploités par la France et par contre étaient entourés de « salauds » qui n’hésitaient pas à commettre des exactions (merci les copains) , bref des saints pour qui la guerre est une affaire de gentlemen……La vérité est que pour survivre, il fallait se comporter comme l’ennemi , c’est à dire comme un barbare  !

Rappel vidéo, ce sont des gouvernements socialo-communistes qui ont envoyé les appelés du contingent en Algérie, Mitterrand ministre de l’intérieur:

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13 commentaires
  1. pierre permalink

    Juste un clin d’œil, »Le gars Pierre » c’était ma chanson de compagnie,35eme RI Belfort,j’étais appelé du contingent 87/04 ,section transmission,au cas où y’en a qui lisent ça 🙂 souvenir…..J’ai appris entre autre à l’armée,lors d’un raid ou j’avais de grosses ampoules aux pieds, que la douleur est contrôlable par la pensée.

  2. polaski permalink

    justement sur le buffet de mes parents figure la photo de mon frere ainé gérard tué dans les aures en 1959, simple appelé, parti au bout de 2 mois de classe à clermont fd et tué 1 mois avant la fin……

  3. G5G permalink

    Hier, on nous a menti et aujourd’hui, plus de 50 ans après, les fils de putes (je ne pense pas être trivial, vis-à-vis de ces traitres) qui nous gouvernent, continuent de le faire. Plus grave encore, ils vendent à la découpe la France, programment une population de remplacement, cassent la France et sa culture pour qui nos aïeux ont donné leur vie, en 14-18, en 39-40 et sous la Résistance, puis en Indo et en AFN, Qui plus est, ils ont bâillonné, et ligoté le peuple en remettant les clés de la France à Washington, via Bruxelles.

    • pierre permalink

      Nous sommes une colonie d’Israël,un pays occupé,nos dirigeants droite comme gauche sont voués à cet état mafieux et criminel,ils endorment le peuple par le mensonge et la pleurnicherie,si nous voulons changer les choses,je pense qu’ il faut se rassembler et soutenir le combat de Dieudonné,seul lui les fait vraiment trembler car il réveille le peuple de France

  4. ex para du 1er rcp permalink

    de + cette expérience a suffit à nous faire connaitre la mentalités des ……..; ces cons de pieds noirs refusaient de voir qu ils vivaient parmi 1 population d assassins (ça se lit dans leurs yeux) déjà tres peu s engageaient dans l armée, ils nous traitaient avec mépris et bcp n ont eu que ce qu ils méritaient! 1 fois la guerre militaire gagnée, suffisait de garder qqs années qqs dizaines de km2 (autor d oran) au nord pour évacuer en douceur ceux qui avaient décidé de partir trop tard, gogaulle a fait expres de les laisser se faire massacrer car c était un connard , il voulait se venger de l OAS qui avait essayer de l assassiner!

  5. G5G permalink

    réponse à ex para du 1er rcp
    Aujourd’hui nous retrouvons, ici en France, qq. similitudes inquiétantes. Si notre pays a été mis en vassalité, depuis des décennies, puis colonisés et administré par Bruxelles, c’est parce qu’une majorité de Français, lobotomisée par le mensonge, la culpabilité, la repentance,l’idéologie de l’altérité, le « tablerazisme », a refusé de voir qu’elle était gouvernée par des traitres. A terme, cela veut dire dans dix vingt ans, si la France profonde ne se réveille pas, l’arme démographique aidant, nous irons au mieux vers une partition de la France.

  6. G5G permalink

    Les témoignages recueillis dans ce vidéo-clip « les troufions » sont assez pitoyables. Surtout lorsqu’on a gardé en mémoire ceux recueilli dans sa jeunesse, auprès des survivants qui avaient connu « la grande-guerre » : ce qui fut mon cas auprès de mon grand-père maternel. Ernst Jünger héros allemand, 14 fois blessé en 14-18, décédé à 103 ans, s’associe à la souffrance des « poilus » dans ses écrits, tels que « le boqueteau 125 », « Orage d’acier » ou « la guerre comme expérience intérieure ». Ici, l’homme garde toute sa « Gestalt » ce qui pourrait se traduire par « tenue » et ne se vautre pas dans cette hypocrisie bien pensante dont à 20 ans lorsqu’ entre vivre ou mourir on en à rien à cirer. »Les troufions » cela ressemble à ce que l’on entend aujourd’hui dans les maisons de retraite de la France qui tombe.

  7. caporal lamasse permalink

    exact g5 , ces trouffions sont affligeant d auto repentance ,ce sont des crétins lobotomisés, des étrons de fin de race! on comprend pour quoi ce peuple creve et est en phase terminale! en face les masses du tiers monde eux parlent avec la haine! ils l ont dans les yeux, l œil du tigre! nous nos vieux , nos quadras, nos jeunes sont éteints, ils sont des victimes en puissance, des sous merdes qui feraient mieux de se suicider avant que l ennemi les termine au lance flamme et les enterre au bulldozer!….connards!

  8. titi bouchac permalink

    Je me permets un commentaire, ces gars là ont soit été choisis par les journalistes tv ou alors les témoignages impolitique-ment corrects ont été censurés par la TV-pravda , soit sont des menteurs car, bizarrement, tous n’ont jamais commis de violence sur les fellagas, honnissaient la torture, n’étaient jamais animés du sentiment de vengeance, plaignaient la population locale et trouvaient qu’ils étaient exploités par la France et par contre étaient entourés de « salauds » qui n’hésitaient pas à commettre des exactions (merci les copains) , bref des saints pour qui la guerre est une affaire de gentlemen … TOUT A FAIT D’ACCORD AVEC « SOLDAT DU CONTINGENT » ! Il n’ y a pas un profil type du soldats appelé pour les évènements d’ Algérie » ! N’oublions pas que ce « conflit » à duré de 1954 à 1962 ! Donc 8 ans, et que l’ Algérie est un territoire beaucoup plus grand que la France ! On prend là des exemples extrême : d’une région historiquement rebelle , même avant les événements : et d’une situation extrême ! On nous parle de couilles coupés et de « gégéne » comme si chaque appelé de la guerre d’ Algérie (1,5 Millions en tout !) avait assisté à ça ! La très grande majorité n’ont pas tiré un coup de feu, n’ont pas « interrogé » des suspects, n’ont pas assisté à des attentats ! Ils faisaient leur service militaire en Algérie au lieu de le faire en France, ils étaient loin de chez eux.Les combats ne concernent qu’une minorité (unité d’élite), la situation était radicalement différente selon la période, selon qu’ils étaient en ville, ou au bled, ou la région géographique … Pour ces quelques témoignages … contradictoires, et un peu caricaturaux ! (gégéne et couilles dans la bouche ! CE QUI A UNE SIGNIFICATION ) comment voulez vous vous remettre de ce genre d’évènements ! Dans ce genre de cas, nous avons à faire au choc de civilisation entre une armée occidentale (plus ou moins bien remise de la défaite de 40, plutôt mal que bien) et de tribus d’autochtones « barbares » qui mutilent le corps de leur adversaire ! Ce ne sont pas les même codes ! L’indépendance de l’ Algérie (ce que je comprend) et ce genre d’exaction sont deux choses totalement différentes ! … la haine et la vengeance s’en mêlent et de toute façon, des insurgés sans uniformes ne sont pas considérés par la convention de Genève comme devant être traité comme prisonnier de guerre : donc, on les tue, on les abat, et lorsqu’on en chope un en vie on lui extirpe des renseignements : et IL PARLE ! Nous avons à faire en Algérie à cette époque là à une société autochtone extrêmement rude.Notamment dans le région de Palestro : région jamais réellement pacifiée. Société clanique, la loi du plus fort, la parole ne compte pas, on ne respecte que la force, on crève plus ou moins de faim, et l’islam est le seul code qui relie les gens et les Français ne sont que des conquérants comme les autres (sauf qu’en plus ils ne sont pas musulmans) donc, les tribus rebelles sont plus au moins des bandits barbares : l’ennemi on le tue, on le fait souffrir, on le mutile ! Bon les appelés du contingent de l’époque ne sont pas habitué à ça ! Même ceux qui ont vu les exactions des Allemands pendant l’occupation : mais le Français est démerdard et s’adapte malgré tout ! Voilà pourquoi je trouve les question des journalistes débiles ! On oublie de dire qu’en fin de compte : l’ armée Française a réussie à pacifier l’ Algérie avant d’entamer des négociations qui ont donné l’indépendance de l’Algérie. Mon père a une expérience de l’ Algérie totalement différente : Pilote de T 6, il escortait les convois : Il a vu nombres d’atrocités (notamment une ferme de collons dont toute la famille avait été massacrée : enfants embrochés vivants ou jetés dans le puis, poulets avec les ailes brisées, boeufs avec les yeux crevés : il m’a dit, oui quand tu vois ça : tu peux tuer de sang froid, voire pire … et encore d’autres trucs : un bus de civils massacrés et un gamin (instruit) qui avait participé au massacre qui avait reçu une balle dans la jambe : les gendarmes pieds noirs on du le faire parler , facile avec une balle dans la jambe, pas besoin de gégène : mon père (sous officier, bien que pilote ! mais officier de commandement en vol, c’est à dire qu’il commandait à d’autres avions : putain d’armée française , mais restait sous officier au sol !) … donc, le gamin a bien évidement parlé après avoir HURLE de douleur … mon père a demandé aux gendarmes ce qu’ils allaient en faire et les gendarmes lui ont fait comprendre qu’il n’était pas possible de le laisser en vie … mais, m’a t’il dit, un des gendarmes l’a néanmoins recouvert d’une couverture … d’autres choses aussi : notamment des opérations contre le FLN avec le MNA ! faction rivale du FLN ! Le mot de code était « richelieu » et au point de rendez vous : vu d’avion le désert ! Et d’un seul coup : on appelle par radio avec l’indicatif « richelieu » … tu me tires pas dessus hein ! … et cinquante bonhommes qui sortent de terre ! Ils attaquent le FLN avec l’appuie aérien du T 6 et finissent les gars du FLN à coups de crosse … Autre affaire également terrible : un village, qui la nuit, était victime des « fellagas » qui venaient violer les femmes ! … ils montent donc une opération pour les chopper au petit matin : décollent de nuit ! (je ne sais pas combien d’avions ont été impliqué mais plus d’un) avec des bougies le long de la piste ! prenant le maximum de précaution (leur base était en plein bled : une piste, des commandos de l’air, des tentes, des dépots de munition … tout le bordel) … et arrivent au « village » et font leur boulot ! Ils canardent tout ce qui bouge … pensant que c’était les fellagas en question … puisque c’était les RENSEIGNEMENTS MILITAIRES qui leurs avaient donnés l’info ! Pas une rumeur à la con … et bien non, ce jour là les fellagas n’étaient pas là ! On ne leur a annoncé la nouvelle que beaucoup plus tard … Donc, mon père a rarement abattu des gens qui lui tiraient dessus, je veux dire, tiraient sur son avion et qu’il pouvait voir : mais c’est arrivé ! Et dans ce cas là, il m’a dit avoir respecté ses adversaires qui étaient courageux, le visaient au fusil mitrailleur alors qu’ils n’avaient aucune chance contre une 12,7 … mon père a rarement parlé de l’ Algérie mais ce qu’il m’ a raconté est resté gravé dans ma mémoire : le fait qu’il est assisté à beaucoup d’opération vient évidement du fait qu’il pilotait un T 6, donc intervenait logiquement là où il y’ avait de l’action : escorter les convois, pouvait atterrir assez facilement sur une route dans une zone plus ou moins désertique, pouvait être victime de tirs sans s’en rendre compte (impacts de balles détectés par les mécanos au retour) etc … Je ne fais que raconter ce que mon propre père m’ a raconté lui même, espérant au mieux, raconter ses souvenirs que j’espère ne pas avoir transformés !

    • titi bouchac 20/20! des coms comme ça j en redemande, tu pourrais m’écrire un article, je suis à court d inspiration justement et mon public en redemande! médaille d or des posts de ce modeste blog! et honneur au papa bouchac qui comme le mien n a pas été récompensé par la généreuse république , souvent on se demande à part lécher les culs ce qu’il faut faire pour monter en grade…..

  9. titi bouchac permalink

    Bon mon père s’est engagé dans l’armée de l’air pour être pilote.Son propre père, officier, est mort pour la France en 194O.En 1954, le contrat était de 5 ans comme personnel naviguant, ce qui veut dire que si tu échouais comme pilote, tu étais « navigateur » … et comme ça jusqu’à « tirailleur de queue »! Après avoir fait un peu de planeur et quelques cours de pilotage, il s’engage.Les conditions de l’armée Française à l’époque étaient invraissemblables ! On ne peut pas imaginer ! Il se trouve dans un camp de transit sordide dans le nord de la France surnommé « le camp de la mort » : certains étaient là depuis 2 ans … et désertaient (c’était grave à l’époque).Mais cette génération qui a connu la faim pendant l’occupation et la pension est démerdarde : et mon père arrive à se faire sélectionner, à s’inscrire à des cours d’ Anglais (10H/par jour).Prend une semaine de trou pour avoir faucher une veste car on lui en avait fauché la sienne … certains uniformes qu’on leur donnait n’avaient qu’une manche … bref : il se fait sélectionner et part faire son stage aux états unis : Pour le coup, on leur taille un uniforme sur mesure car ils sont aspirants !Voyage de rêve sur un paquebot : Arrivée aux états unis de 1954 : LE CHOC pour un Français d’après guerre ! Et l’armée américaine : encore un autre choc : des douches chaudes pour tout le monde : soldats, sous officiers, officiers.Une seule ordinaire et si un général fait la queue comme les autres (rien à voir avec la France) mais choc culturel : ils chient tous les uns à côtés des autres dans des chiottes sans parois ! Impossible pour un latin ! Bref : mon père reste DEUX ans, réussi toutes ses sélections ! Pilote de chasse sur Sabre.Très admiratif des états unis à l’époque ! et choqué également par le racisme dans les états du sud et par l’appartheid , notamment sur la base de Greenville (qui existe toujours) où des cadets noirs pilote – imaginez leur courage – tiennent évidement peu de temps.Les sudistes ne leur font (un euphémisme, aucun cadeau) et encore il s’agit d’une base de l’armée : car en ville impossible pour un noir et un blanc d’aller boire un verre … Petite histoire : Lorsqu’ils étaient en permission, les cadets Français n’avaient pas le droit de conduire de voiture ! (si, si : l’armée Française avait demandé aux américains de leur interdire sous prétexte de trop d’accidents ! on voit bien l’esprit bien salope de notre pays, j’en ai fait moi même l’expérience) Donc, mon père a une permission, mais les cadets n’ont pas à faire de stop : comme ils sont officiers, des qu’ils voient un des leurs qui attend : les Américains s’arrêtent et les amènent où ils veulent : donc un officier s’arrête (un officier pilote, pas un cadet) et embarque mon père et le dépose : mon père le remercie et lui demande s’il peut lui offrir un verre : l’autre se marre, et voit bien qu’il est français, en tout cas pas américain et lui explique qu’il est interdit pour un noir, même officier, même pilote, d’aller boire un verre dans un bar pour les blancs.Mon père (qui se croyait « raciste » vu qu’il est d’un milieu de droite) lui demande alors, s’ils peuvent tout les deux aller boire un verre dans un bar « pour noir », et l’autre se marre : c’est également interdit ! … Enfin, ce que je veux dire, c’est qu’il sort OFFICIER, breveté pilote de chasse (les 4/5 de sa classes ont tous été éliminés) … et que de retour en France, il se retrouve Pilote, officier de commandement, c’est à dire qu’ils commande en l’air à un « escadron » (je crois qu’on dit comme ça) mais que comme grade : il est simple sergent ! L’ambiance, dans l’armée à l’époque est très mauvaise : certains se font traiter de « bleu bite » , d’autres sont jaloux de ceux qui reviennent des états unis où leur instruction a été faite sur des appareils que l’armée de l’air Française n’a pas encore … il demande alors de faire une formation comme « pilote de nuit » et change de base : Et retrouve enfin l’élite de l’armée de l’air Française : pilote de nuit, ça veut dire piloter de nuit « aux instruments » … mon père était tellement bon qu’il est selectionné pour la patrouille de France … en fin de compte : il y’ a l’ Algérie (que j’ai raconté) puis la fin de son contrat ! Mon père n’ a jamais été officier, et n’a plus jamais piloté !

  10. Anonyme permalink

    CHIRAC n’était pas un planqué. Il était sous-lieutenant, chef de peloton, au 6° régiment de chasseurs d’Afrique. Il a fait preuve de courage et de sang froid au combat

  11. Anonyme permalink

    CHIRAC n’ETAIT PAS UN PLANQUè

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