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Patrouilles dans Beyrouth

12 novembre 2012

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Les casques bleus effectuent un gros travail de sécurisation vis à vis de la population qui au bout de presque 10 ans de guerre civile (à cette époque fin 1984) n’a plus aucune confiance envers les autres factions armées que ce soit l’armée libanaise régulière, l’armée syrienne, les diverses milices  (maronites, druzes, hezbollah…etc). En conséquences les bérets bleus reçoivent un accueil très chaleureux des commerçants qui leurs offrent souvent de la pâtisserie orientale, du thé  ou des cigarettes.

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En 2013 presque  1000 soldats français sont encore présent au Liban et la guerre en Syrie les concerne au 1er chef: Malgré les difficultés diplomatiques, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, et la mise hors-jeu des Britanniques, le président Hollande a indiqué, ce 30 août, au quotidien Le Monde, ne pas exclure une intervention militaire en Syrie avant le 4 septembre prochain, jour où le Parlement sera convoqué en session extraordinaire pour débattre de la situation syrienne.

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”. Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là. Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”.

 

Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là.

 

Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

 

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

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Mais il tend aussi à s’internationaliser, avec l’engagement du Hezbollah chiite, allié de Bachar el-Assad, de combattants iraniens (probablement) et de jihadistes venus de l’extérieur prêter main forte à leurs homologues syriens (ndlr, pour rappel, ces derniers n’ont pas effrayé plus que ça le régime syrien quand il les laissait passer en Irak, à l’époque où les Américains y étaient encore présents… Mais passons). En outre, des puissances étrangères se font ainsi une guerre par procuration, l’Arabie Saoudite et le Qatar tentant de damer le pion à l’axe chiite (donc Téhéran) qu’ils redoutent sans doute plus que tout, en soutenant telle ou telle faction rebelle. Qui plus est, il y a des intérêts dont on ne parle que très peu. Comme par exemple ce projet de Doha de faire passer un gazoduc via la Syrie et la Turquie afin d’exporter son gaz vers l’Europe sans passer par le détroit d’Ormuz, à la merci d’un coup de sang iranien. Seulement, Bachar el-Assad s’y était opposé…

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”.

 

Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là.

 

Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

 

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

 

Mais il tend aussi à s’internationaliser, avec l’engagement du Hezbollah chiite, allié de Bachar el-Assad, de combattants iraniens (probablement) et de jihadistes venus de l’extérieur prêter main forte à leurs homologues syriens (ndlr, pour rappel, ces derniers n’ont pas effrayé plus que ça le régime syrien quand il les laissait passer en Irak, à l’époque où les Américains y étaient encore présents… Mais passons).

 

En outre, des puissances étrangères se font ainsi une guerre par procuration, l’Arabie Saoudite et le Qatar tentant de damer le pion à l’axe chiite (donc Téhéran) qu’ils redoutent sans doute plus que tout, en soutenant telle ou telle faction rebelle. Qui plus est, il y a des intérêts dont on ne parle que très peu. Comme par exemple ce projet de Doha de faire passer un gazoduc via la Syrie et la Turquie afin d’exporter son gaz vers l’Europe sans passer par le détroit d’Ormuz, à la merci d’un coup de sang iranien. Seulement, Bachar el-Assad s’y était opposé…

Mais pour ce qui concerne uniquement la France, intervenir en Syrie s’avère encore plus délicat que pour les États-Unis. Et pourquoi spécialement la France ? Parce que, et Zone Militaire l’a déjà souligné, elle compte 900 militaires au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployés en plein fief du Hezbollah, s’est engagé totalement aux côtés de Bachar el-Assad. Autrement dit, ils sont dans la gueule du loup.

 

Par le passé, des soldats français ont déjà été visé par les chiites libanais, vraisemblablement sur ordre de Téhéran, qui avait des griefs à l’égard de Paris, après le prêt de Super Etendard à l’Irak et le contentieux Eurodif. Le 23 octobre 1983, 58 d’entre eux y laissèrent la vie lors de l’attentat commis contre le Drakkar, où ils s’était établis.

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Plus récemment encore, en 2011 les casques bleus français ont été victimes à deux reprises d’attentats commis au moyen d’engins explosifs improvisés. A l’époque, pour au moins l’un d’entre eux, la Syrie avait été désignée comme étant le commanditaire, avec le Hezbollah ou le mouvement al-Saïka, un parti baasiste palestinien inféodé à Damas, comme exécuteur.

 

Nul doute que, si le président Hollande confirme la participation française, aux côtés de leurs homologues américaines, à des frappes ciblées en Syrie, des mesures particulières et supplémentaires seront prises pour protéger les militaires français déployés au Liban-Sud.

 

Du moins, c’est à espérer car la menace d’attentat est élevée, et pas seulement pour les casques bleus étant donné que le ministère des Affaires étrangères recommande aux civils amenés à voyager au pays du Cèdre d’éviter les déplacements dans “les parties Nord, Est et Sud du Liban, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth.”

 

“Assad sait bien que la base politique de soutien en France à une action contre la Syrie est faible et qu’une attaque visant les Français de la Finul, fragiliserait un peu plus ce soutien”, a par ailleurs expliqué le général (2S) Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre.

Mais pour ce qui concerne uniquement la France, intervenir en Syrie s’avère encore plus délicat que pour les États-Unis. Et pourquoi spécialement la France ? Parce que, et Zone Militaire l’a déjà souligné, elle compte 900 militaires au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployés en plein fief du Hezbollah, s’est engagé totalement aux côtés de Bachar el-Assad. Autrement dit, ils sont dans la gueule du loup. Par le passé, des soldats français ont déjà été visé par les chiites libanais, vraisemblablement sur ordre de Téhéran, qui avait des griefs à l’égard de Paris, après le prêt de Super Etendard à l’Irak et le contentieux Eurodif. Le 23 octobre 1983, 58 d’entre eux y laissèrent la vie lors de l’attentat commis contre le Drakkar, où ils s’était établis. Plus récemment encore, en 2011 les casques bleus français ont été victimes à deux reprises d’attentats commis au moyen d’engins explosifs improvisés. A l’époque, pour au moins l’un d’entre eux, la Syrie avait été désignée comme étant le commanditaire, avec le Hezbollah ou le mouvement al-Saïka, un parti baasiste palestinien inféodé à Damas, comme exécuteur. Nul doute que, si le président Hollande confirme la participation française, aux côtés de leurs homologues américaines, à des frappes ciblées en Syrie, des mesures particulières et supplémentaires seront prises pour protéger les militaires français déployés au Liban-Sud.

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Du moins, c’est à espérer car la menace d’attentat est élevée, et pas seulement pour les casques bleus étant donné que le ministère des Affaires étrangères recommande aux civils amenés à voyager au pays du Cèdre d’éviter les déplacements dans “les parties Nord, Est et Sud du Liban, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth.”

 

“Assad sait bien que la base politique de soutien en France à une action contre la Syrie est faible et qu’une attaque visant les Français de la Finul, fragiliserait un peu plus ce soutien”, a par ailleurs expliqué le général (2S) Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre.

 

Zone Militaire (Opex360.com)

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