Skip to content

De liaison radio

1 août 2012

Posté pour assurer la liaison radio avec la jeep et mon équipier, nous avons chaussé les chaines sur la jeep tellement c’est gelé aux alentours de Bareges dans les Pyrénées.

________________________________________________________________________________

Un extrait de  » La campagne de Russie » de Léon Degrelle , pour les ignares ce type qui en avait une paire est parti combattre avec une légion constituée de volontaires belges au côté de la Wermacht  sur le front russe:

La nuit du jeudi 10 février au vendredi 11 février 1944 se passa en combats confus et multiples.
Nous ne voyions plus à un mètre devant nous. L’air n’était plus qu’un paquet d’eau ; le sol était
une rivière dans laquelle nous nous enfoncions jusqu’aux genoux. Les Russes grouillaient comme des crapauds dans ces limons sombres. Ils se faufilaient, dans tous les sens, à travers l’obscurité.
Du même emplacement, une balle partait toutes les minutes, ou toutes les deux minutes. Nous
mettions un quart d’heure pour atteindre l’endroit où devait se cacher le tireur d’élite. Nous ne
trouvions plus qu’une mare, pareille aux autres. Le pataugeur avait glissé, à la sourdine, s’était posté àun autre trou d’eau et d’ombre. A peine nous étions-nous éloignés que les balles sifflaient à nouveau, aiguës, lancinantes,crispantes. Autour de nous, les projectiles s’entrecroisaient, éclataient sur les murs, les portes, les appentis. Nos hommes, éveillés depuis huit jours, leurs vêtements collés au corps, se sentaient devenir fous.
La Division téléphonait, de demi-heure en demi-heure, au P.C. : Une maison perdue devait être
reconquise aussitôt, dans le noir.
Des Russes se glissaient parmi nous : nous les happions dans l’obscurité. Nous les amenions au
P.C., monstres palustres dégoûtants de vase, hirsutes, les pommettes plates et rouges, riant dans leurs dents jaunes. Ils disaient tout, notamment qu’ils étaient dix fois plus forts que nous. Puis ils engoulaient n’importe quoi, s’endormaient n’importe où, comme des bêtes, ronflant, marmonnant, dans une écœurante odeur de suif et d’étoffe mouillée………..

Publicités

From → Uncategorized

Laisser un commentaire

commentaires totalement libres , défoulez vous!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :